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L'histoire de la musique électronique

 

 

Nantes,
- Loire-Atlantique -

 

Tout présent à un passé, et le monde de la musique n’échappe pas à cette règle. Je vous propose donc d’assister à la fécondation et à la naissance de la musique électronique.

- 1ère partie -

Tout commence sérieusement en 1928, lorsque Maurice MARTENOT, ingénieur Français, nous fait part de sa découverte. Maurice MARTENOT travail sur un projet d’instrument électrique et plus précisément sur l’onde électrique.

En effet, en modifiant la fréquence de ces ondes, M. MARTENOT obtient un résultat assez intéressant puisqu’il permet l’imitation des instruments connus comme le piano et la flûte par exemple, mais permet aussi de créer des sons tout à fait nouveau et originaux.

C’est donc en 1928, que M. MARTENOT met en œuvre sa découverte et l’expose au public à l’opéra de Paris. Cette découverte portera le nom des ONDES MARTENOT. Pendant la même période, Léon THEREMIN, invente le THERMINVOX qui est basé sur le même principe que les Ondes MARTENOT.

En 1930, les inventeurs Français COUPLEUX et GIVELET, ont mis au point L’ORGUE ELECTRONIQUE. Cet orgue est composé de circuits oscillants dont les sonorités ressemblent à celle d’un orgue classique. Mais en 1943, Constant MARTIN présente un modèle aux performances supérieures. Les possibilités qu’offre ce genre d’instrument sont de pouvoir faire bénéficier de multiples jeux d’orgues.

Nous glissons doucement en 1935 pour croiser Laurent HAMOND. Cet ancien horloger de Chicago ruiné par la crise décide de convertir les roues dentées de ses horloges pour fabriquer un orgue. Chaques touches de piano déclenchent des impulsions électriques et permettent de jouer des sons d’orgues.

Dans la même année, A.E.G. société allemande, invente les Bandes magnétiques. C’est le début des magnétophones qui permettent d’enregistrer et de reproduire les sons avec déjà une bonne qualité. Cette découverte permet de réaliser les premiers montages de bandes en coupant, collant ou en inversant les morceaux de bandes magnétiques.

Et c’est en 1948 qu’un français connut sous le nom de Pierre SHAEFFER, eut l’idée d’utiliser le montage des bandes magnétiques pour réaliser des compositions sonores. Il utilisera aussi des bruits de la nature ainsi que des bruits mécaniques et assemblera le tout pour en faire de la musique. Mais il faut avouer que son style n’est pas très apprécié du grand public, il aura tout de même marqué son temps en sonorisant le dessin animé divertissant intitulé " Les Chadoques" qui était diffusé sur nos petits écrans français dans les années 60-70.

Les années passent et l’on arrive en 1954. Robert MOOG, ingénieur Américain, travail en collaboration avec deux compositeurs : Herbert A. DEUTSCH et Walter CARLOS, sur un instrument universel. Robert MOOG invente alors le terme SYNTHETISEUR. Il met au point le contrôle analogique qui lui permet de définir les bases de la synthèse soustractive.

Quatre ans plus tard, la société américaine Wurlitzer développe le PIANO ELECTRIQUE. La commercialisation touche tout d’abord les écoles de musique et par la suite les musiciens comme les rockers par exemple qui sont très attirés par les sons amplifiés.

Dans une autre catégorie, le chanteur Ray CHARLES utilisera le piano électrique lors de l’enregistrement du titre WHAT Y’D SAY.

En 1960, l’ingénieur Allemand ZACHARIAS invente pour la firme HOHNER le Cembalet, instrument qui se rapproche plus du clavecin que du piano.

Du Cembalet il en découlera le Clavinet qui sera immortalisé par Stevie WONDER.

En 1963, le piano RHODES FENDER voit le jour et marquera par son timbre particulier, tellement exceptionnel que ses sonorités sont toujours actuellement utilisées.

Une autre invention mise au point en 1965 va marquer la génération électronique. C’est la BOITE A RYTHMES. L’inventeur WURLITZER, inspiré par l’orgue va mettre au point les percussions électromécaniques automatiques.
C’est la rythmique sans batteur !

L’ORGUE NUMERIQUE apparaît en 1971, développé par la société ALLEN. L’orgue Allen n’imite pas les sons d’orgues mais restitue des jeux enregistrés à partir d’échantillons de qualités qui sont stockés dans une mémoire numérique. Plus de cent églises en France s’équipe avec ce type d’orgue et sont dirigés sous la baguette des plus grands chefs d’orchestres comme Karayan, Ozawa ou même Barenboïm.

1974 voit débarquer le MELLOTRON. Cet instrument se compose de banques sonores enregistrées en boucles sur des bandes magnétiques. Chaque note du clavier déclenche une bande magnétique. Il est alors possible de créer une symphonie !

Le groupe MOODY BLUES l’utilise dans "Night in white satin".

Dans la même année, KRAFTWERK sort un album intitulé "AUTOBAN". Le style musical peut être qualifié de techno. Sons électroniques et ampli à fond !

Vers les années 1976, le groupe anglais THIS HEAT sort un titre intitulé "24 Track Loop" qui est aussi très tendance techno.

En 1979, le groupe HELDON sous la direction de Richard PINHAS a vraiment mis le synthétiseur en avant plan dans la musique. Ils sortent un album qui a pour titre "Stand By". Mais l’aspect noir de certains compositeurs les entraînent vers des compositions à tendances très cafardeuses.

Les années 1980 voit le séquenceur analogique céder sa place au séquenceur numérique. Brian ENO, musicien compositeur, va se lancer dans un nouveau style : l’AMBIENT musique et va sortir un disque intitulé "No pussy footing".

En 1980 toujours, le FARLIGHT I voit le jour. C’est le premier échantillonneur numérique mis au point par Ralph DEUTSCH pour la société ALLEN. Avec l’arrivé de ce modèle numérique sur le marché des instruments musicaux, le MELOTRON retourne malheureusement au placard en raison de ses possibilités restreintes et de son manque de fiabilité.
L’AIR DU NUMERIQUE A SONNE ! !

Mais l’une des grandes découvertes qui aujourd’hui est quasi indispensable, est la norme MIDI apparut en 1981. Le terme MIDI signifie Musical Interface for Digital Instrument. En clair c’est une interface qui permet de relier tous autres instruments possédant la même interface. Ainsi vous pouvez brancher une boîte à rythme avec un synthétiseur qui lui-même serait connecté à un ordinateur par exemple.

L’UNIVERSALISATION du matériel permet un grand souffle au monde de la musique électronique. Dans la foulé, l’informatique prend doucement place au côté des instruments de musiques avec l’ATARI ST. Cet ordinateur va permettre au musicien d’enregistrer ses musiques et de les sauvegarder sur disquettes et sur disques dur. Mais il lui permet aussi d’afficher les partitions musicales et de pouvoir les imprimer sur papier.

Dans la folie des instruments électroniques, Bernard SZAJNER, français d’origine polonaise, met au point en 1981 une harpe laser à l’intention de Jean-Michel JARRE.

Jean-Michel JARRE qui est l’un des pionniers parmi les utilisateurs d’instruments électroniques, emploiera cette harpe laser à l’occasion d’un concert plein air à Houston au U.S.A le 5 avril 1986. L’originalité et le visuel que procure cet instrument feront beaucoup d’émule, et incitera d’autres musiciens à se lancer dans la musique électronique.

 

On glisse doucement vers les années 1990. Le matériel devient de plus en plus performant, de plus en plus rapide et original et de plus en plus informatisé.

Les années 90 voit ainsi naître le désir de créer du virtuel. L’échantillonneur crée déjà une reproduction de sons enregistrés, mais la souplesse n’est pas très réelle. Le besoin d’inventer un instrument qui permet de modeler le sons apparaît. C’est la naissance des synthétiseurs à modélisation physique. On peut désormais reproduire très fidèlement des sons acoustiques tels que les violons ou les flûtes sans pouvoir vraiment distinguer le vrai du virtuel.

Chaque innovation ou invention au niveau des instruments, engendrera une génération de musicien utilisateur de ces produits. Ces compositeurs ou interprètes mettront en place de nouvelles tendances musicales. C’est comme cela que naîtront l'ambiant, la techno, la New Age, la house... Il y en a pour tous les goûts et l’éclectisme des styles nous entraînent dans des compositions souvent très délirantes.

Le monde de l’électronique a donné naissance à plusieurs générations de musiciens. Mais ces musiques électroniques auront-elles de beaux jours encore devant elles ou vont-elles s’essouffler pour disparaître à jamais ne laissant derrière elles que de nombreux souvenirs ?

En abordant dans les prochains numéro du magazine les différents styles, vous pourrez mieux comprendre leurs évolutions dans le temps et tenter de calculer leur chance de survies !

 

   

Christophe C.

 

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