De l’angoisse, de l’émotion, de la psychologie...
Bref, c’est un film inclassable qui fort d’un scénario excellent
et extrêmement original, fait l’unanimité. L’interprétation
de Bruce Willis est saluée, mais le jeune Haley Joel Osment
lui vole carrément la vedette.
Cole Sear, 8 ans, est hanté par un terrible
secret qui le traumatise et l’empêche de mener une vie normale :
son imaginaire est visité par des esprits menaçants.
Trop jeune pour comprendre le pourquoi de ces apparitions et traumatisé
par ces pouvoirs paranormaux, Cole s’enferme dans une peur maladive
et ne veut révéler à personne la cause de ses
problèmes, à l’exception d’un psychologue pour enfants,
le docteur Malcolm Crowe. La recherche d’une explication rationnelle
guidera l’enfant et le thérapeute vers une vérité
foudroyante et inexplicable.
Sixième sens est un film effrayant, parce
qu’il est vécu par un enfant et touche aux peurs les plus
ancestrales ! Il est déroutant parce qu’il n’utilise
pas, même si l’on bondit de son siège à plusieurs
reprises, la panoplie sanglante des films d’horreur. Il est palpitant
parce que le récit ménage fausses pistes, chausse-trappes
et une formidable surprise finale...
C’est enfin un film bluffant parce qu’on découvre
à la fin à quel point le scénario était
plus fin, plus malin qu’il en avait l’air. Pour que tout fonctionne
parfaitement, il fallait que le casting soit à la hauteur
du script.
Les acteurs sont tous parfaits. Le jeune Haley
Joel Osment est une tête. Son talent, exceptionnel, mélange
de subtilité, de vérité et de conviction, est
pour beaucoup dans notre projection dans le drame qu’il vit. Et
bien - sûr cent bravos à Bruce Willis. Dans ce rôle
tout en nuances, en douleurs contenues, en sensibilité retenue,
on a l’impression de redécouvrir le comédien, au-delà
de son image galvaudée et trop encombrante "d’action man".